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  • «Combien de fois Beyoncé peut-elle changer de tenue ?» PAS enquête à l’Arena de Montpellier
    Thursday 23 May 2013

    «Combien de fois Beyoncé peut-elle changer de tenue ?» PAS enquête à l’Arena de Montpellier

    Nous nous sommes donc rendu lundi, soir de Pentecôte, à l’Arena, nouvelle cathédrale du divertissement à Montpellier, pour acclamer notre déesse préférée. Récit.

  • Ostende doit disparaître : Flou de mémoire
    Tuesday 21 May 2013

    Ostende doit disparaître : Flou de mémoire

    J’ai commencé par photographier des garçons en leur faisant porter la bague. Mais je n’ai pas réussi à l’oublier. Si la fétichisation est un remède, elle n’est pas la solution. Pas assez draconienne face à l’irrésolution. « J’ai appelé, mailé, texté, j’ai plongé dans le vide de l’unilatéral ».

  • Tour du Monde en 80 styles #8 : Streets of Philadelphia (by night)
    Saturday 18 May 2013

    Tour du Monde en 80 styles #8 : Streets of Philadelphia (by night)

    Pour le huitième volet de leur Tour du monde en 80 styles, Filou et Mars ont sillonné les nuits philadelphiennes. Souvenirs en photos et mots.

  • Et si les uv rendaient moins con
    Friday 17 May 2013

    Et si les uv rendaient moins con

    Vous pourriez avoir plus confiance en vous, être capable de marcher dans la rue sans porter de cagoule. Vous pourriez annihiler à jamais les cellules qui vous font transpirer abondamment dans le creux de votre coude. Vous pourriez devenir réellement drôle.

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    Friday 17 May 2013

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    To See More Light, met un terme à une aventure sonore et narrative débutée en 2008 qui aura permis à Colin Stetson, jusque là cantonné au rôle de « saxophoniste de … », de pleinement s’imposer en tant qu’artiste solo et de livrer une œuvre avant-gardiste exceptionnelle.

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«Combien de fois Beyoncé peut-elle changer de tenue ?» PAS enquête à l’Arena de Montpellier

Par Mademoiselle Rose

Alors que nous nous insurgions la semaine dernière contre les retouches outrageuses apportées au cuissot de Beyoncé dans la nouvelle campagne publicitaire d’H&M, nous avons voulu en avoir le coeur net (Pour PAS, la vérité a son importance) et aller constater par nous-même l’inexistence du « tight gap » – objet de la polémique.

beyonce arena

Nous nous sommes donc rendu un soir de Pentecôte à l’Arena, nouvelle cathédrale du divertissement montpelliéraine, pour acclamer notre déesse préférée. Récit.

11h46

Coup de fil à l’Arena, le ventre noué, et pour cause : la belle a annulé l’une de ses dates belges quelques jours auparavant pour cause « d’épuisement et de déshydratation » aigus. Soulagement de la rédaction : l’Américaine est hydratée.

16h03

Devant l’Arena, de nombreux forcenés sont sur le pied de guerre depuis le matin. Deux heures d’attente sous le soleil qui nous permettent d’appréhender les différents profils du fan moyen :

  • le boulimique, qui a, pour l’attente, prévu de quoi repaître une dizaine de personnes, dont la moitié finira très probablement dans l’énorme poubelle située à l’entrée (les sandwichs, salades de pâtes et autres bananes étant interdits à l’intérieur).
  • l’hyperactif appliqué, qui ne tient pas en place et répète l’intégrale des chorégraphies dans un coin.
  • la cagole (n’oublions pas que nous sommes à Montpellier) qui, au vu des sandales compensées qu’elle arbore fièrement, ne va pas tarder à regretter ses bonnes vieilles converses.
  • le parent inquiet, fan dissimulé, qui profite de sa progéniture pour voir son idole.

17h53

Premier malaise dans la file d’attente : une jeune femme est évacuée à l’intérieur, sous la huée des envieux.

18H12

Les portes s’ouvrent enfin, provoquant une ruée du public digne des soldes de Boxing Day et la chute de trois barrières de sécurité.

On frise, à maintes reprises, l’incident diplomatique. Il fait très très chaud et les spectateurs sont très très tendus. Certains, épuisés par l’attente marathonienne, mangent leurs cheveux . Quelques noms d’oiseaux fusent mais Patrick Sébastien et ses sardines viennent rapidement apaiser les esprits. En guise d’amuse-bouche, les écrans situés de part et d’autre de la scène diffusent en boucle les différents spots publicitaires dans lesquels apparaissent la diva.

beyoncearena

21h00

Le rideau (monumental, sur lequel est projeté un gigantesque «B» entouré d’une couronne de feuillages) tombe. Le show commence. Queen B apparaît au fond de la scène, derrière un écran de fumée et entame son hymne à la gloire des femmes – femmes qu’elle a mises à l’honneur puisque la quasi totalité de sa troupe, danseuses, musiciennes et choristes inclues, est féminine. Elle est là, à quelques mètres, aussi belle et rebondie qu’à la télé. Le public crie, nos tympans explosent. Un panneau se lève dans la foule : « Beyoncé, for us you are the best. Our queen » .

Beyoncé est généreuse, vocalement et physiquement, et ne se ménage pas. Elle enchaîne choré sur choré, sous les projecteurs et les feux d’artifices, et entreprend même la traversée de la salle suspendue au bout d’un câble. De longues séquences vidéo projetées sur l’immense écran situé au dessus de la scène viennent combler les quelques temps de pause.

beyonce arena

23h00

C’est le bouquet final. Après un hommage à la regrettée Whitney Houston et un «I will always love you» poignant, Queen B fait ses adieux au public sur «Halo» et remercie chaleureusement la salle.

C’est fini. Nous quittons la salle des étoiles et de la sueur salée plein les yeux. Nous avons rajeuni de dix ans et réussi à répondre à l’épineuse question posée par l’une de nos lectrices la semaine dernière «Combien de fois Beyoncé peut-elle changer de tenue par concert ?». Et bien Martine, ne vous questionnez plus, nous en avons compté dix.

Best Of The Doors : 1967-1971

Par Mister Jan

Ostende doit disparaître : Flou de mémoire

Par Anna Rios-Bordes

Peut-on effacer une histoire d’amour ? Plus complexe : peut-on supprimer une ville de la carte pour effacer le souvenir d’un homme ? A l’instar de Michel Gondry, la photographe Fanny Rezig interroge la mémoire des sentiments. Dans son projet Ostende doit disparaître, elle parvient à flouter la Belgique, insuffler à la photo le gêne de la catharsis, et régler leur compte aux insoumis du romantisme.

Rencontre avec une brouilleuse de souvenirs, radicale.

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Australie mon amour

« Il fallait que je me prenne cette réalité en pleine gueule ! », explique Fanny, mi-espiègle, mi-mélancolique.

Cette réalité, c’est celle de la nouvelle vie de l’homme qui l’a quittée, en se projetant hors de la surface-terre en 2010. Son Allemand rencontré en Australie en 2009… Celui qui lui pinçait la joue jour après jour sur les plages de Tasmanie, celui qui lui passa une bague quand elle prit l’avion avec un visa expiré. « Je la récupérerai quand je te rejoindrai », avait glissé le futur porté disparu.

Fanny sort la bague de son sac. J’ai commencé par photographier des garçons en leur faisant porter la bague. Mais je n’ai pas réussi à l’oublier. Si la fétichisation est un remède, elle n’est pas la solution. Pas assez draconienne face à l’irrésolution. « J’ai appelé, mailé, texté, j’ai plongé dans le vide de l’unilatéral ».

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Ostende, voisine

En 2011, fraîchement installée à Bruxelles sur les bancs de l’Ecole de Photographie Agnès Varda, elle découvre que l’Allemand est aussi en Belgique, à Ostende. A 200 kilomètres d’elle. Mathématiques de l’amour : 200 km = bien moins que 26 heures d’avion. Enfin, à la louche.

« Cette histoire ne pouvait pas avoir eu lieu, sa trace devait disparaître. Ostende devait disparaître ».

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Ostende, 71 921 habitants.
Plus lui.
Plus sa nouvelle meuf, sportive, aux jambes de gazelle.

Ostende, côte belge. Ostende, hôtel de la plage.

Quand elle installe son pied sur le sable, elle n’a pas encore l’idée du floutage. Elle veut voir l’image, propre, de l’abandon. Et, au moment de la prise, elle tire le pied, nerveusement. L’image est balayée. Elle continue. Un plan, un balayage, en diptyque. Un plan, un balayage, un tirage, une larme rachetée.

« Pourquoi ai-je balayé ? Bah, je vous l’ai dit, Ostende devait disparaître ».

L’ Hebdeo : La semaine en clips

Dirty Beaches Casino Lisboa

Palma Violets Best of Friends

Action Bronson Stricly 4 My Jeeps

Queen Of The Stone Age …Like Clockwork

Juveniles Fantasy

Young Wonder Electrified

Tour du Monde en 80 styles #8 : Streets of Philadelphia (by night)

Par Filou & Mars

Nous arrivons en fin de journée à Philadelphie sur le son de ‘Streets of Philadelphia’ de Bruce Springsteen pour se mettre dans l’ambiance.

1 Phillie

Ni une ni deux, nous voici plongés dans la mélancolie de Bruce. Pour en sortir, nous comptons sur deux remontants locaux : la scène musicale et les cheese-steacks sandwichs.

La nuit tombe et nous nous rendons à South Street réputée pour sa vie nocturne. Nous traversons des quartiers peu ou pas éclairés, heureusement, voilà que la musique chasse l’ambiance coupe-gorge. Nous sommes arrivés au fameux club Dobbs.

2 DOBBS_petit cadre

Dobbs a accueilli Nirvana, par exemple. Ah oui !

L’ambiance est animée, Faith nous accoste.

3 Faith

- Salut, vous venez d’où ?
- De France et toi ?
- De Toronto mais je vis depuis longtemps à Philadelphie.
- Et ta canne c’est pour le style ?
- Non, j’ai glissé au boulot, il y a deux ans, j’étais serveuse. Depuis, ça ne s’est pas
vraiment remis. Je n’ai pas assez d’argent pour me faire opérer en fait.
- Ah…
- Vous avez rencontré Mike et Jake ?
- Euh non ?

4 manager

- Ce sont eux qui organisent la soirée. Leur concept c’est les Fresh Fusion Parties.
- Ah oui ? Salut Mike et Jake, vous pouvez nous en dire plus ?

- Ce sont eux qui organisent la soirée. Leur concept c’est les Fresh Fusion Parties.
- Ah oui ? Salut Mike et Jake, vous pouvez nous en dire plus ?

Mais le groupe sur scène lance le dernier morceau, il donne tout et nous n’entendons
rien. Toutefois, nos hochements de tête bien placés et les ‘oah ok !’ font, nous le pensons,
l’illusion d’une conversation mutuelle.

- A part ça, il sont sympas vos tee shirts.

5 manager2 6 manager3

-Merci. On les a acheté dans une boutique pas loin. Pour trouver des bonnes fringues, ce
quartier est vraiment sympa.

A ce moment là, le groupe tire sa révérence. Un espace pour une discussion s’ouvre
brièvement.

- Et alors ce soir, qu’est ce qu’il y a de bon au programme ?
- C’est dommage, vous venez de rater un super groupe – les Midnight Action.
Ah non, non, je t’assure, on les a pas ratés, pensons-nous.

C’est à ce moment que Ria débarque.

8 Ria

- Salut, elles sont déjà passées Camae et Becca ?
- Non, non, elles sont juste après t’inquiète.
- Euh, c’est qui Camae et Becca ?
- Camae et Becca ? C’est les Mighty Paradocs, c’est le groupe pour lequel tout le
monde est là ce soir. Tiens, ça commence !

Tout le monde se précipite à l’intérieur. On attrape une bière et on se fraye un passage.

9b camae&Becca2

Les deux célébrités locales enchaînent pendant une demi heure des morceaux bien
calibrés et complétement déjantés : quand le girl power hip hop rencontre l’esprit
punk… Nous on s’est régalés.

A leur sortie, on a à peine le temps de leur parler qu’elles sont assaillies par les fans et
quelques journalistes qui veulent les prendre en photo.

9c came&Becca10 camae&Becca3

Alors qu’on allait partir, Becca nous glisse qu’elle a ouvert un Thrift Shop pas très loin et
qu’on peut venir la voir demain si on veut. On y manquera pas.

A demain alors ! et… bon poirier !

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